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02/06/2014

31 mai 2014 : fermeture du saumon de printemps.

Je n’avais pas pêché depuis près d’un mois et la tentation de faire la fermeture me conduit à nouveau, pendant deux jours, sur les bords de l’Ellé. Le jeudi, eaux basses et poissons rares pour cette fin du mois de mai. Un poisson s’est néanmoins manifesté après le passage de nos mouches (celles de Jean, Pascal et moi-même). Poisson, de taille respectable,  avec un peu de rivière…

Le samedi matin, 7h30, sans grand enthousiasme. Arrivé au célèbre pont de Stang Koukou, l’eau avait légèrement monté et s’était teintée, cette belle couleur « whisky » pour certains, « thé » pour d’autres !

8h15 j’attaque l’étang de Restedou, pool situé à l’amont du pont de Stang Koukou. Après quelques lancers une belle montée discrète sur une petite mouche n°8. En fin de parcours, seconde montée, second refus. Pas question d’insister avec l’arrivée soudaine d’une armée de « pêcheurs » au ver avec leur inévitable et horrible bouchon !

Sans grande conviction, je décide de faire l’aval du pont, les quelques pools profonds aux courants réguliers où peuvent se tenir quelques saumons résidants. Arrivé où le jeudi précédent Eog était venu nous saluer, j’effectue mon premier roulé, puis j’allonge le second afin d’envoyer ma mouche dans le courant central. Violente tirée. Démarrage fulgurent. Ma 10’6 en bambou refendu cintrée en deux, mon vieux Marquis Saint Aidan qui crisse à plein poumons… Le poisson est ferré. Après une dangereuse première alerte, notre poisson d’argent se montre relativement docile, sonde le fond par de violents coups de tête contrôlables mais toujours inquiétants. Sept, huit, dix bonnes minutes ainsi. L’affaire semble conclue… Que s’est-il passé ? Pourquoi si docile notre poisson est-il devenu si agressif ? Trois violents coups de tête, puis dix, quinze, vingt cinq mètres de soie … une fusée incontrôlable, non maîtrisable. Arrêt, soulagement et reprise en main. Il s’agit très certainement de son dernier rush et il ne me reste plus qu’à remonter notre bête et ce sera l’issue finale.

Trois mètres de soie récupérés, puis quatre… Parfait. Lorsque soudain un violent coup de tête et là… la terre vient de s’arrêter de tourner, les oiseaux ont cessé de chanter… ma bambou refendu est à nouveau droite comme un « i », ma soie serpente librement dans le courant central… Eog vient de reprendre sa liberté ! Eog a gagné ! Quant à moi je me sens frustré, oui frustré de n’avoir pas vaincu mon adversaire, cet adversaire que je vénère et respecte plus que tout.

(Saumon estimé entre 5 et 6 kg).

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26/03/2014

Chaque lancer nous rapproche de la prochaine touche.

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22/02/2014

Le saumon est le poisson le plus noble de nos rivières... L'émotion que procure sa prise sera intense, à condition que notre beau poisson d'argent soit pris à la mouche.

L. de Boisset.jpg

21/12/2013

Notre beau poisson argenté aurait-il aperçu une mouche ?

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17/09/2013

Le saumon dans la mythologie celtique

Le saumon est associé à la connaissance. On le retrouve notamment dans la légende de Taliesin, ce dernier ayant été retrouvé dans un barrage à poisson. Le plus vieux est certainement le saumon de Llyn Llyw que l’on retrouve dans le conte Culhwch et Owen. Selon ce dernier, le saumon serait le plus vieil animal et la seule créature qui saurait où se trouve Mabon ap Modron (le fils de Modron dans la mythologie galloise). On dit qu’il aurait acquis sa connaissance en mangeant les neuf noisettes (représentation de la sagesse dans la mythologie) qui tombent de l’Arbre de la Connaissance. Dans l’ancienne Irlande, le symbolisme des animaux celtique était utilisé pour tenter d’expliquer les cycles naturels de la terre qui étaient incompréhensible pour la population de l’époque. Les celtes utilisaient et classaient les animaux selon qu’ils vivaient sur terre, air ou mer et voyaient en eux des professeurs, amis ou même guérisseurs. Mais en plus de cette fascination et du culte qu’ils vouaient aux animaux, les Celtes vénéraient la Nature elle-même, cette dernière pouvant prendre la forme de plantes, d’animaux ou encore d’éléments. Ils pensaient que les animaux étaient là pour leur enseigner comment vivre en harmonie avec la Nature et à travers eux et leurs symboles, les Celtes cherchaient une communion avec à la fois leur monde et l’Autre Monde (le royaume dont les Celtes pensaient qu’il était contrôlé par une force divine). Nous pouvons voir ce lien avec la Nature non seulement dans l’artisanat celtique de l’époque mais aussi dans l’art Irlandais. Les familles irlandaises faisant partie de l’élite utilisaient aussi les animaux symboliques sur leurs blasons. Les pubs prenaient le nom des animaux réputés pour leurs forces. 

Aujourd’hui encore, les pièces irlandaises sont gravées avec des animaux symboliques comme le paon, le saumon et le cerf. 

 

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